31/03/2008

conte d'aujourd'hui

       Le conte de l’homme et du laurier   

C’est l’histoire d’un homme qui vivait dans un pays d’Orient baigné de soleil et de lumière.

Il possédait un beau jardin. Devant sa maison s’épanouissait un laurier magnifique, dont les boules roses et odorantes se renouvelaient jour après jour pour sa plus grande fierté. Et puis, ce laurier avait également un feuillage dense qui offrait une ombre bienvenue quand venaient  les heures chaudes.

  
3.5.02 détail laurier

  
  L’homme était important dans le pays.

Quand il rentrait chez lui, fatigué de sa journée, il  allait volontiers se reposer et lire son journal sous le laurier. Il ne se lassait pas d’admirer ses fleurs simples et généreuses.

Il était fier de son arbre. Il l’arrosait sans faute, tous les soirs, quand l’été arrivait et que l’eau devenait rare autour de ses racines.

  

Un jour pourtant, il oublia de l’arroser, trop occupé qu’il était par des affaires urgentes. Les jours suivants aussi...

Il rentrait de plus en plus tard chez lui.

2ème partie

   

 Il continuait cependant à venir sous son laurier, quand il trouvait le temps, tout content de retrouver son ombre rafraîchissante et de respirer le parfum de ses fleurs.

 

Un jour, il remarqua que les fleurs, autrefois abondantes, étaient devenues rares.

 Il s’en voulut un peu,  mais ses préoccupations étaient ailleurs,  si bien qu’il ne fit rien.

Chaque jour les fleurs du laurier se faisaient plus rares.

     Il le regarda moins.

  Il en voulait à son arbre de ne pas se débrouiller tout seul avec ses racines.

Le temps passa.

Peu à peu, les feuilles à leur tour tombèrent et l’ombre disparut.

 

Dès cet instant, notre homme cessa de venir sous le laurier devenu inutile à ses yeux.

« - Au fond, pensa-t-il tout haut, cet arbre n’est pas indispensable ! »

 L' homme suroccupé n’avait pas de temps à perdre…

 La vue du laurier tout dépouillé lui était devenue insupportable  et il décida de le couper à la fin de l’été.

Dans les jours qui suivirent de violents orages éclatèrent qui inondèrent les terres.

Quand notre homme vint pour couper le laurier qu’il ne regardait plus, il fut tout surpris.

Le laurier avait refleuri et ses feuilles donnaient à nouveau une ombre généreuse.

Il eut honte.

 

4.5.02 conte bis

 
  

Son arbre, qu’il avait négligé si longtemps et qu’il était prêt à couper, lui redonnait des fleurs et une ombre bienfaisante.

 Il  venait de découvrir la gratuité et la générosité de son laurier, sa fragilité aussi.

  

Depuis ce jour, il regarda son laurier différemment. Gageons qu’il trouva le temps d’en prendre soin.

fin  

 

   

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