08/12/2009

Chef d'oeuvre en péril:" Vacheries" en tout genre

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Qui n'a pas croisé lors de ses nombreuses "Balzineries" l'un ou l'autre tas de tôles rouillées, planches vermoulues, abris oubliés d'un soir d'orage, envahis par les ronces, demeures attitrées des loirs et blaireaux farouches ? Ou ne les a pas vus, ne les voit plus ?

Celui-là a perdu quelque chose, quelque chose d'un Monsieur Hulot des champs.

J'aime ces bouveries bricolées, érigées loin des règles d'urbanisme: véritables résurgences de la débrouille et du pastoralisme nomade, que dis-je: semi-sédentaire.

Ces lieux magiques, où gamins, nous revêtions nos mocassins, épaulions nos carquois, barrions nos pirogues, ceux aussi du dernier des Mohicans puis du premier baiser, de la première entrevue d'un sein naissant. IMG_2342 copieIMG_9568

- La rouille y joue un grand rôle graphique.

Souci d’économie ?  Statut du provisoire ?

- Les appentis jouxtant les bâtis fermiers n' entrent pas dans la prise en compte de cet inventaire de « baraques », ni les écuries pour chevaux de néo-ruraux, ni les abris de moutons et autres poulaillers.

-Elles sont parfois le signe d’un certain abandon des techniques pastorales, ne servant plus que de débarras pour des machines obsolètes, les vaches étant déjà absentes de ces abris envahis d’autre part d’orties et de ronces.

- Elles deviennent aussi des abris pour la faune : nids d’oiseaux, terriers de renards, blaireaux, trous de rongeurs etc.

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- Le matériel de traite est devenu mobile, sur tracteur, les « vacheries » sont exclues de cette activitéIMG_9660

-Matériaux bon marché, constructions sans fondations, sujettes aux inégalités du terrain. Bancales, provisoires....IMG_9664IMG_9585 copie

 

- Leur forme dégage souvent pour moi, une indéfinissable nostalgie faite de calme et d’abandon.

- Certaines "baraques" sont pleines d’un humour involontaire : l'une semble soutenir le mur d’une église avec son vieux cimetière, l'autre semble compter sur le soutien improbable d’une  fontaine,  ...

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08:19 Publié dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Commentaire Moi aussi je remarque ces cabanes/refuges en tôle qui oubliées habitent nos champs.
A la fois je pestais et je m'accommodais.
Mais cette fois-ci vous m'avez devancé dans la réflexion de l'observateur.
On oublie aussi tous ces vieux arbres pourrissants à troncs creux abritant faune et flore.
La campagne a sa saudade en nos jours face à la course effrénée et souvent vaine de l'Homme.
Les photos sont merveilleuses et témoignent d'un genre que j'adore : l'observateur amoureux.
Ca fait déjà longtemps que certains d'entre nous font leur Copenhague sans tintamarre.
Quand mon site sera correct, je vous proposerai d'y inscrire le vôtre pour en faire l'écho, si vous le désirez.

Écrit par : Jean-Louis | 04/01/2010

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Très sympa ce petit "reportage", il fallait y penser !

Écrit par : Claire Brenu | 30/12/2010

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